Afin d’être plus spontanée dans l’écriture de cet article, je me suis enregistrée (et j’ai tout recopié 😅), je n’avais pas prévu de vous partager l’audio, enregistré sur mon téléphone, mais je me suis dit que ça pouvait intéresser les moins courageux pour se lancer dans la lecture de 10 minutes d’audio. Je vous partage l’audio, attention le son n’est pas digne d’un podcast, on entend mon chat, des “heu”, des bafouillements, mais après tout, c’est la vie !

Sinon, pour les grands lecteurs ça se passe ici (attention, j’ai vraiment retranscrit ce que j’ai enregistré, ne vous attendez pas à un roman d’un grand auteur !).

Je crois que parfois, il faut savoir être honnête, transparent avec sa communauté, ses clientes. Oui, c’est vrai, parfois, je doute, et particulièrement en ce moment. J’avoue que la situation actuelle me force à douter, et ne m’aide pas à avancer. La guerre, les présidentielles, le covid, la hausse du carburant, tout ça, ça fait peur, on a l’impression que c’est instable. Et quand on veut avancer et se dire “Un jour, je vivrais de mon entreprise”, parfois, c’est difficile. Il faut savoir qu’avant d’être salariée, j’étais auto-entrepreneure, j’ai commencé ma vie professionnelle par ça, et c’est vrai que cette totale liberté de pouvoir travailler où on veut, quand on veut, comme on veut sans “directives”, sans pression, sans contraintes, avoir la responsabilité de tous les choix et de tout gérer, ça, j’aimais bien.

Aujourd’hui, j’ai du mal à revenir sur les réseaux sociaux, alors que de base, c’est mon métier. Mon métier, c’est chargé de communication. Chargé de communication, c’est gérer des sites web, gérer toute la communication d’une entreprise, notamment les réseaux sociaux. Et j’avoue que les réseaux sociaux n’ont pas beaucoup de secrets pour moi, pourtant, je me sens perdue, je ne sais pas par où attaquer, je ne suis pas fière de ce que je fais, je n’y arrive pas, en réfléchissant pas mal et en discutant avec d’autres entrepreneures, je me suis rendue compte que j’avais peur. Peur que “Et si un jour, tout décollait ?”, si un jour tout décollait, qu’est ce qu’il se passerait dans ma vie ? Quels seraient les changements dans ma vie ? Est-ce que j’accepterais de quitter mon CDI où au final je ne me sens pas trop mal, où je suis plutôt contente de ce qu’il se passe, j’ai une certaine stabilité dans ma vie. Est-ce que j’accepterais de me lancer totalement les yeux fermés dans une espèce de truc de dingue, où en fait, on ne sait pas où on met les pieds. Est-ce que si ça marche demain, ça marchera après demain ? J’en sais rien, et ça personne n’aura la réponse. Du coup, c’est tout ça que je veux construire aujourd’hui, pour les réseaux sociaux, si j’ai peur de mettre en place tout ce que je sais faire, c’est que j’ai peur que ça fonctionne et que ça prenne une ampleur de dingue. En même temps, des fois, je me suis toujours dit que je ne voulais pas faire à 100% que des bijoux, mais au final, j’aime bien ça. 

Je vois des entreprises qui se montent en société, qui maintenant délèguent une partie de la création, où les cheffes d’entreprise qui ont monté cette boîte, peuvent avoir la liberté totale de créer toutes les collections, les modèles et de faire un peu plus qui leur plaise aussi. J’avoue que des fois, ça aussi ça me fait envie, mais je me dis, est-ce que j’aurais les épaules pour faire ça. 

J’ai lancé ma boîte à 19 ans, s’était un pari de dingue. Au départ, ce n’était pas un pari de dingue, c’était juste l’envie, la curiosité de découvrir comment ça se passait, de savoir comment ça fonctionnait, de connaître tous les mécanismes de ce qu’il y a derrière en fait. Au-delà de la création, j’étais intéressée par la compta (oui oui), par tout, vraiment ! Et je m’étais dit voilà, le statut de micro entrepreneur, c’est plutôt cool, si je ne gagne rien, je ne déclare rien, j’ai quelques règles à respecter, mais c’est un statut qui permet de démarrer tranquillement et je me suis prise au jeu. Je me suis prise au jeu de voir que mes bijoux plaisaient, de rencontrer mes clients, de voir des étoiles dans leurs yeux, sur des événements, sur des marchés. Je me suis prise au jeu d’être épanouie comme je n’ai jamais été épanouie, parce qu’en fait, c’est un travail où c’est ma créativité qui prime.

Tout ça pour dire qu’aujourd’hui, je me pose beaucoup de questions sur mon retour sur les réseaux sociaux, parce qu’il faut le dire, en pratiquement 3 mois, j’ai posté 3 fois sur Instagram et j’avoue que ça craint, je sais qu’il ne faut pas le faire. J’ai commencé en janvier avec un super calendrier éditorial que j’ai sous les yeux et mes photos ne me plaisaient pas, j’avais l’impression que ça ressemblait à ce que faisait tout le monde. On est tellement à faire des bijoux, j’ai des superbes consœurs qui font des choses magnifiques, qui se démarquent, et on a chacune notre histoire, on a chacune notre positionnement, on est toutes différentes là-dessus. Mais un compte Instagram d’une créatrice de bijoux, malheureusement, souvent, ça se ressemble. J’ai pas envie que mon contenu, ma communication ressemble à celle des autres. J’ai commencé à me poser des questions, à voir ce que je pouvais faire, à partir dans des délires de dingue, même jusqu’à en oublier mon “pourquoi”, pourquoi je fais ça et quel message je veux faire passer à travers mes bijoux, l’objectif qu’ils rendent heureuses mes clientes et qu’elles se sentent bien et belles en portant mes bijoux. Et en même temps, j’ai l’impression que pour véhiculer cette image-là, j’ai besoin de faire un peu comme ce que je vois partout. Donc j’avoue que je suis en pause, je recherche, je continue de chercher, je sais que je vais trouver, je vais sur des pistes, je me lance à fond dedans, je mets parfois un peu trop d’énergie dedans, ce qui fait que je suis pas mal fatiguée en ce moment, mais j’avance. Je suis contente d’avancer et de voir qu’autour de moi, il y a des créatrices, des consœurs, des personnes qui ne font pas du tout la même chose que moi, qui sont là et qui peuvent m’écouter, qui comprennent ce que je fais, parce que, c’est vrai que ce n’est pas toujours facile d’être compris quand on a son entreprise, quand on a commencé par ça, quand pratiquement on ne connaît que ça et que son entourage n’est pas du tout là-dedans. Les questions de l’entourage vont plus être “Tu as fait des ventes ?”, “Ca se passe bien ?”, mais derrière, il y a tout un mécanisme qu’on oublie, qu’on ne sait pas et qu’on ne peut pas deviner, connaître si on ne l’a jamais vécu. Je pense que c’est important, si j’écris cet article aujourd’hui, c’est pour faire passer des messages, je suis une petite entreprise, derrière cette entreprise il y a moi, que moi, et forcément, je fais partie intégrante de cette entreprise, mes humeurs vont faire partie de la vie de cette entreprise, de son évolution. Cet article ne vous apportera peut-être pas grand-chose, à part découvrir les questionnements qu’on peut avoir quand on a son entreprise, mais j’avais besoin de le poser, de l’écrire, de le dire et que ce soit là en fait. Cet article de blog, c’est le premier, j’en ai écrit d’autres, mais j’avoue que je ne les ai pas postés, je me suis arrêtée en pleine rédaction. Pour écrire cet article, je me suis enregistrée sur mon téléphone (je ne pensais pas que ça serait si long à l’écrit), comme si j’enregistrais un podcast.

C’est le bon moment pour vous parler de ce blog, qui naît sans aucune contrainte, il arrive là, comme ça sur mon site, et je ne veux pas me mettre de contrainte, mais j’ai envie que ce soit un espace pour m’exprimer, exprimer mes émotions fortes, positives ou négatives. J’ai envie que ça puisse être le recueil de tout ça, vous raconter un petit peu mon histoire d’entrepreneure à travers ces articles, comme un journal intime d’une créatrice. Je pense que cet exercice va bien me plaire, actuellement, je suis en train de m’enregistrer, et franchement, j’ai le sourire, j’ai le smile parce que je me dis “ah ça va sortir”, ça ne sera peut-être pas lu, et au pire tant pis, mais ceux qui auront besoin de trouver ces ressources-là, peut être des entrepreneurs qui auront envie de ne pas se sentir trop seuls, peut être des proches d’entrepreneurs ou encore des personnes lambdas aussi curieuses que moi ! Cet article de blog est là, pour dire que c’est le bordel dans ma tête, c’est sûrement le bordel dans la tête de tout le monde, ça arrive, mais ce n’est pas grave en fait. Je pense que le gros bordel qui est dans ma tête aujourd’hui, va faire que je suis arrivée à un stade où je stagnais, où mon entreprise évoluait, mais pas assez, pas dans le sens que je voulais et là, je vais pouvoir tout remettre en place comme je veux. Je vais pouvoir me poser face à une feuille blanche et restructurer ce que je veux vraiment. Quelles sont les stratégies que j’ai envie de mettre en place, quels sont les bijoux que j’ai envie de créer, quelle est l’énergie que j’ai envie de véhiculer ? J’ai envie de canaliser tout ça, de tout mettre dans les bonnes cases, que tout soit bien clair pour moi.

Pour finir, je vous parle rapidement de ce blog, il sera structuré en deux parties, une partie “journal de bord” comme aujourd’hui, sans aucune régularité, ça me permettra de vous donner des nouvelles écrites plus longues et approfondies qu’une description de post sur Instagram, et une deuxième partie avec des articles autour du monde du bijou comme par exemple, “Comment prendre soin de mon bijou ?”.

 

J’espère que ce loooooong article vous aura plu, n’hésitez pas à me partager en commentaire votre état d’esprit actuel, si vous aussi ça vous arrive d’être éparpillée, de ne plus savoir où vous allez, d’avoir fortement envie de certaines choses qui vous font terriblement peur, d’avoir parfois peur de réussir dans votre vie.

 

* Et pour finir cet article, F*CK le syndrome de l’imposteur !*

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